Sur cette page
- Commencez par la bonne voie de naturalisation
- Comment fonctionne la voie du conjoint ou partenaire civil
- Deux limites à vérifier ensemble
- Comptez les jours entiers, pas les jours de voyage
- Calculateur des absences pour la naturalisation britannique
- Pourquoi les îles Anglo-Normandes et l’île de Man comptent
- Le premier jour est une condition distincte
- Au-delà du décompte des jours
- Questions fréquentes
Citoyenneté britannique : les limites d’absence de 450 et 90 jours
La naturalisation britannique examine votre historique de voyages sur la période longue et votre dernière année. Voici le fonctionnement des deux limites d’absence, les territoires qui comptent comme présence et l’importance de la date de demande.
Dernière vérification : octobre 2026
En bref : la voie ordinaire sur cinq ans autorise normalement jusqu’à 450 jours entiers d’absence sur cinq ans et 90 sur les 12 derniers mois. Pour une personne mariée à un citoyen britannique ou liée à lui par un partenariat civil, les limites sont de 270 jours sur trois ans et des mêmes 90 sur les 12 derniers mois. Quelle que soit la voie, les deux limites s’appliquent, et la dernière année est comprise dans le total, ce n’est pas un contingent supplémentaire. Les jours de départ et de retour ne sont pas des jours d’absence.
- Voie ordinaire
- 450 jours d’absence sur cinq ans ; 90 sur la dernière année
- Voie du conjoint ou partenaire civil
- 270 jours d’absence sur trois ans ; 90 sur la dernière année
- Période de décompte
- Calculée à rebours depuis la date de demande, pas depuis le 1er janvier
- Jours de voyage
- Les jours de départ et de retour sont exclus des absences
- Territoires comptant comme présence
- Royaume-Uni, îles Anglo-Normandes et île de Man
- Base juridique
- British Nationality Act 1981, Schedule 1 ; directives du Home Office sur la naturalisation
Sur cette page
- Commencez par la bonne voie de naturalisation
- Comment fonctionne la voie du conjoint ou partenaire civil
- Deux limites à vérifier ensemble
- Comptez les jours entiers, pas les jours de voyage
- Calculateur des absences pour la naturalisation britannique
- Pourquoi les îles Anglo-Normandes et l’île de Man comptent
- Le premier jour est une condition distincte
- Au-delà du décompte des jours
- Questions fréquentes
Commencez par la bonne voie de naturalisation
Un seul fait, apprécié à la date de votre demande, détermine la voie : un mariage ou un partenariat civil avec un citoyen britannique. Si c’est votre cas, vous déposez votre demande au titre de la section 6(2), la voie de trois ans. Dans tous les autres cas, c’est la voie de cinq ans prévue par la section 6(1). Les deux voies comptent les absences de la même façon et fixent toutes deux une limite de 90 jours pour la dernière année. La durée de la période, son contingent global et les règles de statut diffèrent.
Voie ordinaire, section 6(1)
- Période de référence
- Cinq ans jusqu’à la date de la demande
- Absences
- Au plus 450 jours sur les cinq ans et 90 sur les 12 derniers mois
- Statut
- Indefinite leave to remain ou settled status, normalement détenu depuis 12 mois au moment de la demande
- Projets d’avenir
- Vous devez avoir l’intention de faire du Royaume-Uni votre résidence principale, ou de travailler à l’étranger au service de la Couronne ou dans un service comparable
Voie du conjoint ou partenaire civil, section 6(2)
- Période de référence
- Trois ans jusqu’à la date de la demande
- Absences
- Au plus 270 jours sur les trois ans et 90 sur les 12 derniers mois
- Statut
- Indefinite leave to remain ou settled status à la date de la demande, sans délai d’attente
- Projets d’avenir
- Aucune obligation d’avoir l’intention de vivre au Royaume-Uni
Les deux voies exigent aussi une présence au Royaume-Uni le premier jour de la période de référence, l’absence de tout séjour irrégulier pendant cette période, ainsi que le respect des exigences linguistiques, du test Life in the UK et de la condition de bonne moralité.
Comment fonctionne la voie du conjoint ou partenaire civil
La relation s’apprécie à la date de la demande : le mariage ou le partenariat civil avec un citoyen britannique doit exister au moment où le Home Office reçoit votre demande. Aucune durée minimale de mariage n’est exigée, et aucun délai ne s’impose après l’obtention de l’indefinite leave to remain ou du settled status. Vous pouvez déposer votre demande dès que ces deux conditions sont réunies et que votre relevé de voyage sur trois ans respecte les limites.
Le statut doit être à durée indéterminée à cette date. Un droit de séjour limité, comme un visa de partenaire, ne suffit pas, et le Home Office ne dispose d’aucun pouvoir d’appréciation pour lever cette condition. Si le mariage ou le partenariat civil a pris fin avant la demande, ou en cas de décès de votre partenaire, cette voie est fermée et la voie ordinaire s’applique à la place. Sa fenêtre de cinq ans peut englober d’anciens voyages que la fenêtre de trois ans n’a jamais pris en compte.
Un relevé sur trois ans. Une demande reçue le 15 mars 2027 remonte jusqu’au 16 mars 2024. Supposons 190 jours d’absence pendant les deux premières années de cette période et 80 pendant les 12 derniers mois. Le total est de 270, exactement à la limite, et la dernière année ne dépasse pas 90.
Les mêmes voyages par la voie ordinaire. Si le mariage avait pris fin avant la demande, la fenêtre de cinq ans commencerait le 16 mars 2022. Avec 160 jours d’absence de plus pendant ces deux années antérieures, le total passe à 430. Il reste dans la limite de 450, mais le résultat dépend désormais d’années que la voie du conjoint ne comptait pas.
Si votre partenaire britannique travaille à l’étranger pour le gouvernement britannique ou pour un organisme qui lui est étroitement lié, et que son recrutement pour ce service a eu lieu au Royaume-Uni, le Home Office peut lever les conditions de résidence et d’absence sur trois ans. Cela suppose le soutien de l’employeur et, normalement, un mariage ou un partenariat civil d’au moins trois ans.
Deux limites à vérifier ensemble
Pour la voie ordinaire, comparez d’abord l’absence totale sur cinq ans avec 450 jours, puis les 12 derniers mois avec 90 jours. Un retour entre deux voyages ne remet aucun total à zéro. Une année antérieure peu chargée ne compense pas non plus un dépassement pendant la dernière année.
Exactement aux deux limites. Avec 360 jours d’absence pendant les quatre premières années et 90 pendant la dernière, le résultat est de 450 au total et 90 pendant la dernière année. Les deux limites chiffrées ordinaires sont respectées.
Seule la dernière année dépasse. Avec 300 jours antérieurs et 91 jours récents, le total sur cinq ans est de 391, mais celui de la dernière année dépasse 90.
Seule la période globale dépasse. Avec 370 jours antérieurs et 85 jours récents, le total sur cinq ans est de 455. La dernière année reste dans son contingent, mais pas la période longue.
Les périodes suivent la date de demande. La déplacer peut faire sortir d’anciennes absences d’une fenêtre et y faire entrer des absences récentes. Utilisez les années et mois civils, y compris les jours bissextiles, sans supposer que cinq ans font toujours 1 825 jours.
Comptez les jours entiers, pas les jours de voyage
Les directives du Home Office excluent les dates de départ et de retour. Seuls les jours entiers d’absence entre les deux entrent dans le total. Conservez les dates exactes, même pour un court voyage : près d’une limite, un jour peut changer le résultat.
- Déterminez la période de référence applicable et ses 12 derniers mois.
- Relevez chaque départ et chaque retour, y compris les absences qui franchissent la borne d’une période.
- Comptez uniquement les jours entiers d’absence dans chaque période. Excluez les dates de départ et de retour.
- Additionnez séparément les absences de la période longue et de la dernière année, puis comparez chaque total à sa limite.
Un voyage. Vous partez le 1er juin et revenez le 10 juin. Les jours d’absence vont du 2 au 9 juin, soit huit jours. Partir le 1er juin et revenir le 2 ne produit aucun jour entier d’absence.
Un voyage franchissant la borne d’une fenêtre. Si la dernière année commence le 6 janvier, une absence du 2 au 10 janvier apporte cinq dates à cette période : les 6, 7, 8, 9 et 10 janvier. Les dates antérieures peuvent encore compter dans la période de référence longue. Cela suppose qu’il s’agit de jours entiers d’absence, avec un départ avant le 2 janvier et un retour après le 10 janvier.
Calculateur des absences pour la naturalisation britannique
Touchez les dates de vos voyages à l’étranger et choisissez la date à laquelle vous prévoyez de déposer votre demande. Le calculateur vérifie les deux limites ensemble : vos absences sur toute la période, et les 90 jours des 12 derniers mois.
Chronologie
Pourquoi les îles Anglo-Normandes et l’île de Man comptent
Pour le droit de la nationalité, le territoire britannique pertinent comprend les îles Anglo-Normandes et l’île de Man. Ces dépendances de la Couronne ne font pas géographiquement partie du Royaume-Uni, mais les jours passés sur place comptent comme présence pour ce critère. Sont compris les bailliages de Jersey et de Guernesey ainsi que l’île de Man.
La République d’Irlande et Gibraltar sont en dehors de ce territoire. N’assimilez pas un séjour sur place à une présence au Royaume-Uni en raison de la Common Travel Area ou de liens avec la nationalité britannique. Si un itinéraire couvre plusieurs lieux le même jour, il faut déterminer si la journée entière a été passée hors du territoire inclus.
Le premier jour est une condition distincte
Un faible total d’absence ne prouve pas une présence au début de la période de référence. Le formulaire AN donne cet exemple : pour une demande reçue le 5 janvier 2022 par la voie ordinaire, la personne devait être présente le 6 janvier 2017. Pour la voie du conjoint, la date se situe trois ans en arrière : dans son exemple, une demande reçue le 5 mai 2021 suppose une présence le 6 mai 2018. Vérifiez la date de début précise de la demande envisagée au lieu de vous fier à un anniversaire approximatif.
Si vous étiez à l’étranger ce jour-là, déplacer la date de la demande règle généralement le problème. Le Home Office ne peut considérer la condition comme remplie que dans des circonstances particulières, comme une maladie ou des restrictions de voyage liées à une pandémie au début de la période. Avant le dépôt, examinez les deux totaux et la preuve de ce jour initial. Un changement de date de demande impose de revoir les périodes. Une demande peut conserver de larges marges chiffrées tout en soulevant une question de calendrier ou de statut.
Au-delà du décompte des jours
Le Home Office peut exercer son pouvoir d’appréciation sur les excès d’absence, et ses directives destinées aux agents instructeurs précisent comment. Lorsque le total global dépasse la limite de 30 jours au plus, les agents passent normalement outre l’excès si tout le reste est en ordre : jusqu’à 480 jours pour la voie ordinaire et 300 pour la voie du conjoint. Sur les 12 derniers mois, jusqu’à 100 jours sont normalement tolérés pour la voie du conjoint, ainsi que pour la voie ordinaire lorsque la condition relative aux projets d’avenir est remplie.
Les excès plus importants, jusqu’à 900 jours pour la voie ordinaire et 540 pour la voie du conjoint, exigent un logement, un travail, une famille et des finances bien établis au Royaume-Uni, ainsi qu’un motif tel que le service de la Couronne ou des circonstances professionnelles ou familiales impérieuses. Au-delà, il est peu probable que ce pouvoir soit exercé. Rien de tout cela n’est un contingent automatique : une demande qui s’y appuie est examinée au cas par cas, justificatifs à l’appui.
Séjour régulier, statut d’immigration, exigences linguistiques et de connaissances, bonne moralité et autres conditions de la voie restent distincts. Les limites d’absence pour la citoyenneté diffèrent aussi de la résidence continue pour l’ILR, des règles de séjour des visiteurs et du Statutory Residence Test fiscal. Un même relevé de voyage peut étayer ces analyses sans rendre leurs règles interchangeables.
AtlasDays suit les deux limites d’absence britanniques ensemble
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Télécharger l’appQuestions fréquentes
Les jours de départ et de retour comptent-ils comme absences ?
Non. La naturalisation compte les jours entiers hors du territoire pertinent. Partir un jour et revenir le lendemain ne produit aucun jour entier d’absence.
Les îles Anglo-Normandes et l’île de Man sont-elles incluses ?
Oui. Pour ces règles de nationalité, les jours de présence dans les îles Anglo-Normandes et sur l’île de Man comptent comme les jours de présence au Royaume-Uni. Ce sont des dépendances de la Couronne, pas des parties du Royaume-Uni au sens géographique habituel.
Puis-je utiliser la voie du conjoint si mon mariage a pris fin ?
Non. Le mariage ou le partenariat civil avec un citoyen britannique doit exister à la date de votre demande. Après un divorce, la dissolution d’un partenariat civil ou le décès de votre partenaire, la voie ordinaire de cinq ans s’applique.
Le respect des deux limites suffit-il pour obtenir la citoyenneté ?
Il ne satisfait que les deux limites chiffrées ordinaires d’absence. La présence au premier jour, le statut d’immigration et les autres conditions comptent toujours, et la naturalisation reste discrétionnaire.
À propos de cet article : AtlasDays fournit des informations générales, pas des conseils juridiques, fiscaux ou en matière d’immigration. Les règles changent et le résultat dépend de votre situation, alors ne vous fiez jamais uniquement à AtlasDays : consultez la source officielle citée ou demandez conseil à un professionnel qualifié.